Chanvre, CBD, THC : qu’est-ce qui est légal en France ?

Ce sont des termes qui vous sont sans doute familiers, car ils sont présents dans les médias depuis quelques mois. En effet, la France a lancé en mars 2021 des essais cliniques concernant le cannabis thérapeutique, qui mêlerait CBD et THC, et parfois uniquement du CBD. De quoi se perdre dans le lexique du cannabis et son statut légal : voici ce qu’il faut retenir.

Le cannabis, une plante complexe

Le cannabis est une plante qui n’a pas forcément bonne presse. Souvent, lorsqu’on évoque le cannabis, c’est pour parler des dérives liées à la consommation excessive de joints, qui font planer ses consommateurs et le rendent indisponible à la conversation. Sachez qu’en réalité, le cannabis se compose de plusieurs cannabinoïdes, possédant chacun des vertus plus ou moins marquées. Le THC, ou tétrahydrocannabidiol, est la substance psychotrope responsable de l’effet planant. D’autres cannabinoïdes, comme le CBD (cannabidiol), sont eux, réputés pour leurs effets positifs sur l’organisme.

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Aussi, chanvre, cannabis et marijuana désignent la même chose (botaniquement, il s’agit de la plante de cannabis), mais se distinguent dans l’usage qui en est fait. Le chanvre possède les mêmes racines que le cannabis, mais ne possède pas de substance récréative. C’est pour cela que le chanvre est aussi utilisé, grâce aux feuilles et aux tiges, pour d’autres usages, notamment vestimentaires et industriels. La marijuana, à l’inverse, est le cannabis utilisé à des fins thérapeutiques ou récréatives.

Le statut de chacun est différent et la législation française est, pour l’instant, favorable uniquement aux usages non récréatifs du cannabis. En d’autres termes, chanvre et CBD sont autorisés (sous conditions), mais pas la marijuana ou le THC.

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Une législation française en cours d’évolution

Par rapport à d’autres pays du monde ou même d’Europe, la France fait figure de législation stricte à l’encontre du cannabis, bien qu’elle soit en évolution progressive depuis quelques mois. En effet, des parlementaires demandent à ce que le CBD soit catégorisé différemment et que la législation devienne plus souple. Aujourd’hui, il n’est pas autorisé de cultiver ou de vendre des produits à base de CBD ayant une teneur en THC supérieure à 0,2%.

Il faut savoir que les processus d’extraction de cannabinoïdes du cannabis ne sont pas toujours purs selon le mode d’extraction, mais aussi le lieu de fabrication. Certains pays ont des législations plus souples (comme les États-Unis) où ce taux est fixé à 3%. C’est là toute la complexité à comprendre quelle substance de cannabis est autorisée ou non, et dans quel cadre. Cela tend à s’assouplir en France avec l’arrivée des essais sur le cannabis thérapeutique.

La montée du cannabis thérapeutique

Si la législation reste encore stricte vis-à-vis du cannabis en France, elle tend à s’ouvrir avec, d’une part, le mouvement de légalisation mondial que l’on observe depuis quelques années, et d’autre part, la montée du cannabis thérapeutique. Ce dernier concentre le top 5 des variétés incontournables de cannabis, qui sont à la fois riches en CBD, mais aussi en THC pour certaines. Le but de ces essais est de démontrer le rôle du cannabis dans la gestion de la douleur et autres symptômes pour des maladies graves, y compris le cancer.

Étant une lueur d’espoir dans le secteur médical, le cannabis, y compris la marijuana et le THC, pourrait bien faire l’objet d’une législation plus réglementée et précise dans les prochaines années, au lieu d’une interdiction complète.

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