Les mariages de David Foster : nombre d’unions et raisons de ses divorces

Combien de mariages faut-il pour que la presse s’en amuse, que les fans s’interrogent et que l’intéressé lui-même s’en explique devant une caméra ? David Foster, compositeur aux milliards d’écoutes et producteur courtisé, n’a jamais laissé sa vie privée bien longtemps à l’écart des projecteurs. Derrière les tubes et les récompenses, son parcours sentimental raconte une autre histoire, faite de passions, de ruptures et de nouveaux départs. Pour ceux qui suivent sa carrière ou s’intéressent à ses choix personnels, la question revient comme un refrain : combien de fois David Foster s’est-il marié et qu’est-ce qui a mené à tant de séparations ?

David Foster et ses cinq unions

Dans le parcours de David Foster, les alliances s’enchaînent presque autant que les distinctions musicales. En cinq décennies, il s’est marié à cinq reprises, un palmarès aussi singulier qu’inhabituel. Tout commence en 1972 avec B.J. Cook, chanteuse et autrice. Leur fille Amy voit rapidement le jour, mais en 1981, chacun reprend sa route. L’année suivante, Foster s’unit à Rebecca Dyer : trois enfants naissent, Sara, Erin et Jordan, avant que ce couple ne dissolve ses liens en 1986.

En 1991, nouvelle étape : Foster partage sa vie pendant quatorze ans avec Linda Thompson. Cette dernière, déjà mère de Brody et Brandon (issus d’un précédent mariage avec Caitlyn Jenner, alors appelé Bruce Jenner), compose une famille recomposée autour du producteur. Le quotidien durera jusqu’en 2005, l’entente n’y survivra pas.

Sa quatrième épouse, Yolanda Hadid, s’est déjà fait connaître du grand public avant leur rencontre. Foster devient alors le beau-père de Gigi, Bella et Anwar, enfants du précédent mariage de Yolanda avec Mohamed Hadid, promoteur immobilier. Malgré une famille très visible et le tourbillon médiatique, leur couple vacille : séparation enclenchée en 2015, divorce acté en 2017.

C’est en juin 2019 que David Foster passe pour la cinquième fois devant l’officier d’état civil. Cette fois, il épouse Katharine McPhee, chanteuse dont la renommée s’est affirmée grâce à un célèbre télé-crochet américain. Leur fils, Rennie, arrive deux ans plus tard, étoffant une famille déjà grande.

Les dessous des séparations de David Foster

Certaines ruptures de Foster ont fait couler beaucoup d’encre, quand d’autres sont restées à l’abri des regards. Les deux premiers divorces demeurent mystérieux, mais Linda Thompson et Yolanda Hadid ont, un jour, raconté à leur façon ce qui s’est joué dans l’intimité.

Dans ses mémoires A Little Thing Called Life, Linda Thompson livre le portrait d’un homme exigeant et charismatique, peu enclin à la remise en question. À ses côtés, le quotidien pouvait prendre la forme d’un rituel : attente d’attention, besoins constants, posture de roi au sein du foyer et difficulté à conjuguer vie d’artiste et rôle familial. Ce déséquilibre, décrit sans rancoeur mais avec lucidité, a fini par lasser.

Du côté de Yolanda Hadid, c’est la maladie de Lyme qui bouleverse tout : elle consigne dans Believe Me: My Battle With the Invisibility of Lyme Disease son combat contre la perte de vitalité. Elle relate comment la maladie l’a transformée et comment la distance s’est naturellement installée, Foster s’éloignant à mesure que sa compagne s’affaiblissait. Elle en garde une impression de solitude grandissante, de décrochage progressif dans un couple exposé au regard du public.

De son point de vue, Foster ne s’est jamais reconnu dans l’idée d’avoir fui la maladie. Face caméra, il assume ce point : quitter une femme malade, cela ne lui semble tout simplement pas plausible. Pourtant, le malaise subsiste : les perceptions ne coïncident pas.

David Foster face à ses propres limites

À l’écran, Foster ne détourne pas le regard sur ses faiblesses. Il l’admet sans détour : la fuite a longtemps été sa parade, le fantasme de la facilité ailleurs une tentation dans les moments de crise. Il dit avoir jadis misé sur l’idée que l’herbe poussait mieux ailleurs. Aujourd’hui, il regarde cette fuite avec le recul de l’expérience.

Autre frein, plus personnel : établir une vraie connexion émotionnelle. Sa femme actuelle, Katharine McPhee, ose nommer ce défi. Elle note combien les attentes ont évolué d’une génération à l’autre, insistant sur l’importance du dialogue et de la compréhension réciproque. Le couple travaille, au fil du temps, sur l’écoute et sur ces conversations dont Foster a parfois redouté la longueur.

Amy, l’aînée de David Foster, témoigne elle aussi du changement qui s’opère. À ses yeux, la sincérité de Katharine McPhee apparaît incontestable : si elle reste, ce n’est ni pour la lumière ni pour le nom, mais parce qu’elle aime vraiment son compagnon. Un sentiment rare, presque précieux, dans une famille habituée à être épiée.

Au fond, les mariages de David Foster dessinent une partition unique, chaque union marquée par ses propres accords, ses dissonances aussi. Si certaines mélodies se sont arrêtées trop tôt, d’autres, plus récentes, semblent vouloir inventer une note différente. Le refrain change, mais la recherche d’harmonie, elle, ne s’éteint jamais.

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